Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par remercier le personnel de la C.A.S. de Lyon en ce début d’édito.

En effet, l’investissement important de nos professionnels sur les vacances adultes et jeunes a permis de pallier aux manquements de la CCAS, dont les activités dites centralisées sont pourtant le cœur de métier.

Ils ont fait de leur mieux, en fonction des ordres et contre-ordres de la CCAS, et des bugs informatiques, pour gérer les convoyages et faire partir vos enfants en centres jeunes, ceci même si - comme partout ailleurs - leur nombre a été limité cette année.

Sans oublier la gestion de vos dossiers vacances et la communication, en ces temps inédits.

Certes, la période a été et est toujours difficile, mais le fonctionnement des activités en territoire a montré les limites et les carences d’un système, que nous avons dénoncé dès sa création. Bien sûr, ce n’est pas le personnel de ces territoires qui est en cause, mais l’organisation au plan national : la meilleure volonté du monde ne peut venir à bout des incohérences d’une seule ligne hiérarchique, pour des activités et des donneurs d’ordres différents entre local et national.

Tout n’est pas sombre pour autant, car l’organisation des mesures sanitaires n’était pas simple à mettre en place dans les centres adultes et jeunes, mais les équipes de service et d’encadrement ont réussi le challenge de proposer des vacances agréables, avec une qualité d’animation à la hauteur des possibilités.

Malgré tout à fin juillet 2020,  pour les centres jeunes, c’est catastrophique ! Seulement 6450 affectés de 4 à 17 ans, alors qu’en 2019, 15306 jeunes avaient été affectés. Ceci en sachant qu’environ 170000 enfants pourraient être concernés par les vacances CCAS. C’est-à-dire qu’en temps normal, moins de 10% du potentiel total des jeunes bénéficiaires font une demande et sont affectés. Il y a sans aucun doute, Covid19 ou pas, de vraies questions à se poser !

Je veux aussi remercier le personnel de Ste Croix et Vacances Léo Lagrange, qui ont organisé au pied levé des séjours de trois jours, à un prix défiant toute concurrence, pour  quelques familles de bénéficiaires lyonnais qui ne sont pas partis en vacances et qui ont ainsi, pu se mettre au vert. La pandémie avait un peu sapé le moral des équipes, qui avaient enfin un prévisionnel de gestion et de réservations permettant cette année, de mettre les comptes de l’institution à un quasi équilibre. Mais leur réactivité a permis au Domaine de redémarrer.

A ce jour, la reprise des activités sportives culturelles et de loisirs, même si elle n’est pas totale, est effective dans toutes les commissions de notre C.A.S. Dès le 18 mai, une grande partie du personnel avait repris en télétravail (pour des raisons médicales) ou sur site, avec toutes les mesures sanitaires nécessaires. Malheureusement, faute d’un nombre d’agents suffisant, nous n’avons pu rouvrir pour vous accueillir, nous espérons un retour à la normale, sauf contrordre, très rapide.

Pendant tout le confinement, l’Action Sanitaire et Sociale a assuré une permanence, afin de répondre aux bénéficiaires et aux dossiers urgents. Néanmoins, les activités collectives restent perturbées.

L’altruisme et l’entraide ont été au cœur de cette crise, nous devons donc en tirer des enseignements et faire de ce modèle solidaire, une opportunité et une force pour demain. Il ne s’agit pas de prévoir l’avenir disait St Exupéry, mais de le rendre possible.

Aujourd’hui, l’inquiétude vient d’une éventuelle deuxième vague, que nous espérons tous pouvoir éviter grâce au civisme de chacun et au respect des règles sanitaires demandées.

Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente reprise.

Agnes GRANGER

Présidente du Conseil d'administration de la C.A.S. de Lyon